| |
La croissance de l'activité intérimaire se poursuit en juillet
Au mois de juillet 2010, le nombre d'heures d'intérim prestées a augmenté de +1,75% par rapport au mois de juin (en données corrigées des variations saisonnières et des effets de calendrier). Dans le segment des ouvriers, la hausse est de +2,09%, et dans celui des employés, on note une progression de +1,25%.
Par rapport au mois de juillet de l'année dernière, le secteur de l'intérim affiche une croissance de +16,59%. Ce chiffre résulte d'une hausse de l'activité dans les deux segments : le nombre d'heures d'intérim prestées a augmenté de +26,10% du côté des ouvriers et de +5,88% du côté des employés. Suite à ces évolutions, l'indice Federgon a atteint 219,82 points en juillet 2010 contre 216,03 points en juin. Cet indice rend compte du niveau de l'activité au cours du mois étudié par rapport au mois de janvier 1995 (base 100), en chiffres dessaisonnalisés.
L'emploi des étudiants jobistes a également profité de l'amélioration des conditions sur le marché de l'intérim. Le nombre d'étudiants jobistes mis au travail par le biais de l'intérim en juillet a augmenté de +11,53% sur base annuelle (par rapport à juillet 2009). Cela signifie que plus de 31.500 étudiants (ETP) ont travaillé comme intérimaires, soit une hausse de 3.200 unités par rapport à l'an dernier.
L'agora du Conseil de la Jeunesse
Dans le cadre de la présidence belge de l'UE, les trois Conseils de la Jeunesse organisaient, vendredi, à Bruxelles une conférence de la Jeunesse belge, qui s'inscrit dans un processus de consultation des jeunes sur l'emploi.
Au cours de ce processus, plus de 800 jeunes belges ont été directement consultés afin de récolter leurs recommandations en matière d'emploi.
Cette journée de coordination au niveau national a rassemblé des jeunes des trois communautés en charge de la consultation, des membres des groupes de travail nationaux, ainsi que des experts en matière d'emploi et des travailleurs du secteur de la jeunesse. Elle avait pour objectif d'établir des priorités communes en matière d'emploi au niveau belge.
Les recommandations formulées visent, entre autres, à améliorer l'accès des jeunes au marché du travail, leur participation au dialogue social et à lutter contre les emplois précaires et les discriminations.
A la fin de la journée, les jeunes ont pu présenter leurs recommandations aux représentants politiques des cabinets des ministres belges de l'emploi, de la jeunesse et de l'enseignement ainsi qu'à des parlementaires européens. Les résultats de cette consultation vont désormais être portés au niveau européen par 9 jeunes représentants belges à la Conférence de Jeunesse de l'Union européenne de Louvain qui se tiendra du 2 au 4 octobre 2010.

L'Espagne, destination privilégiée des retraités européens
Selon un sondage effectué par la société Aon Consulting, les (futurs) seniors de l'Union européenne se verraient bien couler des jours paisibles dans la péninsule ibérique.
Réalisée auprès de 7.500 travailleurs d'Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, France, Irlande, Norvège, Pays-Bas et du Royaume-Uni, l'étude portait sur les thèmes suivants : retraite, avantages sociaux et pensions.
De manière globale, les salariés interrogés ont mis en avant des endroits réputés pour leur bon climat, comme le prouve le top 10 :
1 - Espagne
2 - France
3 - États-Unis
4 - Italie
5 - Australasie (Australie + Nouvelle-Zélande, voire Nouvelle-Guinée)
6 - Afrique
7 - Suisse
8 - Amérique latine
9 - Royaume-Uni
10 - Pays-Bas
Pour ce qui est des travailleurs souhaitant rester dans leur pays d'origine après leur carrière professionnelle, c'est encore l'Espagne (86,8 %) qui arrive en tête, toujours devant la France (81,1 %). Le Danemark (73,6 %) se classe troisième, tandis que l'Irlande (49 %), l'Allemagne (45,9%) et le Royaume-Uni (42,7 %) ferment la marche.
36% des Belges cherchent un nouveau job pendant les heures de travail
Plus d'un tiers des Belges (36%) recherchent un nouvel emploi pendant les heures de travail. C'est ce qui ressort d'un sondage mené par le site de recrutement Monster auprès de 2.167 personnes. Pour 11% d'entre eux, cette recherche s'effectue discrètement pendant les moments libres ou pendant les pauses de déjeuner, alors que 25% reconnaissent consulter régulièrement les offres d'emploi durant les périodes calmes au travail.
Parmi les 64% de Belges qui ne consultent pas d'offres d'emploi pendant les heures de travail, 22% avouent ne pas le faire par crainte d'un contrôle. Les 42% restants ne fréquentent pas les sites d'offres d'emploi au travail plus simplement parce qu'ils n'ont pas accès à internet ou ont seulement un accès limité.
Les Belges sont des grévistes chevronnés
Selon une étude de la fondation européenne pour l'amélioration des conditions de vie et de travail, la Belgique est le troisième pays d'Europe (après le Danemark et la France) ou l'on a fait le plus la grève au cours des 5 dernières années.
En moyenne, les grèves ont engendré une perte de presque 80 jours de travail par 1.000 travailleurs et fonctionnaires en Belgique, soit près du double de la moyenne observée dans les pays-membres.
Le Danemark est le leader inattendu du classement, en grande partie en raison de la grève qui y a touché le secteur des soins en 2008. En Belgique, l'année 2005 a pesé lourdement dans la balance, connaissant plusieurs grèves dans toutes sortes d'entreprises et de services publics, et notamment dans les installations d'AGC Automotive à Fleurus.
Par ailleurs, on constate aussi des disparités entre régions. En 2007, par exemple, trois fois plus de jours de grève ont été enregistrés en Flandres qu'en Wallonie. L'année dernière par contre, c'était Bruxelles qui arrivait en tête. Ce calcul ne tenant compte que du siège principale de l'entreprise gréviste, cela explique pourquoi les jours de grève sont plus élevés pour la capitale.
Chômage en hausse en juillet
Le chômage a augmenté de 6.679 unités en juillet par rapport à juillet 2009 pour s'établir à 434.959 chômeurs indemnisés, a annoncé vendredi l'ONEM dans un communiqué.
Sur base annuelle, le chômage a augmenté en Flandre (+3.150) et à Bruxelles (+4.236), deux régions qui comptent respectivement 158.420 et 75.823 chômeurs. En Wallonie, le chômage a reculé (-707), mais la région compte toujours le plus de chômeurs en Belgique (200.716).
Par rapport au mois de juin 2010, le chômage a progressé surtout en Wallonie (+3.924) et en Flandre (+1.488). Le chômage a pour sa part reculé à Bruxelles (-1.237 par rapport à juin).
La Wallonie compte toujours le plus de chômeurs âgés de moins de 25 ans (35.273) mais ce chiffre est en recul par rapport à juillet 2009 (-947). Avec 99.712 chômeurs de longue durée, la Wallonie détient aussi le record dans cette catégorie de sans emploi. Ce chiffre est toutefois en recul de 1.584 unités sur une base annuelle. Plus de la moitié des chômeurs bruxellois sont sans emploi depuis deux ans et plus (40.122).

Arnava et Partners for Talent s'associent en Belgique
Après la Hongrie, l'Italie et le Royaume Uni, Arnava International Assessment Center s'implante en Belgique. Arnava International Assessment Center, leader sur le marché français en matière d'assessments et Partners for Talent, bien connue en executive search, viennent en effet de conclure un accord pour offrir en Belgique le label Arnava qui a fait ses preuves depuis 15 ans.
Dans le cadre de ses services de talent management, Partners for Talent souhaitait offrir à ses clients une méthode d'assessment reconnue et adaptée aux cadres de haut niveau et aux hauts potentiels.
Fondée sur une méthodologie d'assessment anglo-saxonne, la méthode Arnava doit sa spécificité à une approche sur-mesure. Arnava propose une méthodologie centrée principalement sur l'observation de la performance en situation. Cette approche est enrichie de regards complémentaires sur les mécanismes psychométriques, la dynamique professionnelle ou encore le potentiel cognitif.
|
| |
N'apparaissez pas trop vite sur la photo du catalogue de votre prochain employeur/commettant !
Un représentant de commerce, chargé de la vente d'installations électriques, démissionna. La durée du délai de préavis fut fixée de commun accord.
Peu après la résiliation du contrat de travail, l'employeur intenta une action, en référé, contre son ex-travailleur pour violation de la clause de non-concurrence. L'employeur constata en effet que l'ex-travailleur, au départ de la sprl qu'il avait lui-même créée, effectuait des activités concurrentes en tant qu'agent commercial pour le compte d'une entreprise concurrente.
Une clause de non-concurrence était cependant inscrite dans le contrat de travail, interdisant la concurrence pendant 12 mois suivant la résiliation du contrat de travail. L'employeur exigea la cessation immédiate de l'activité concurrentielle.
Aussi bien le président du Tribunal du travail que celui de la Cour du travail jugèrent, en référé, qu'une mesure devait à juste titre être prise rapidement pour empêcher le représentant de commerce, qui était visiblement de mauvaise foi, de nuire à son ancien employeur.
Le président de la Cour du travail estimait que le représentant de commerce avait parfaitement préparé son affaire. Après son licenciement, le représentant de commerce avait immédiatement fondé une sprl en vue de la distribution de produits au départ de celle-ci pour le compte d'une entreprise concurrente.
Le représentant de commerce avait également déclaré de manière mensongère devant le premier juge qu'il n'était aucunement lié à son commettant actuel. Il s'avéra de surcroît que le représentant de commerce avait la ferme intention de travailler pour un nouveau commettant étant donné qu'il apparaissait sur une photo de l'équipe, imprimée dans le nouveau catalogue du concurrent.
C'est la raison pour laquelle le président de la Cour du travail considéra que l'ex-travailleur devait s'abstenir d'activités concurrentes sous peine d'une astreinte de 5.000 EUR par infraction.
Commentaire : Un employeur confronté à un ex-travailleur qui, en violation d'une clause de non-concurrence, exerce des activités concurrentielles peut s'adresser au président du Tribunal du travail, siégeant en référé, pour obtenir la cessation immédiate de ces activités (au besoin sous peine d'une astreinte).
Un président statuant en référé ordonne uniquement des mesures d'urgence, mais ne juge pas au fond. Entre-temps, l'employeur avait également assigné au fond l'ex-travailleur devant le Tribunal du travail pour obtenir des dommages et intérêts pour non-respect de la clause de non-concurrence.
Cour du travail de Gand, 30 juin 2009, R.G. 2009/AG/43
|