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L'Onem n'a jamais versé autant d'allocations
Un peu moins d'un million et demi de personnes ont reçu une allocation de l'Onem en janvier dernier.
Le chiffre atteint, 1.457.991 d'allocataires, constitue un record, notent samedi De Tijd et De Morgen. Il a augmenté d'un cinquième par rapport au mois précédent. Une augmentation en janvier est normale mais compter 250.000 personnes de plus est tout à fait unique.
Plusieurs facteurs ont contribué à cet état de fait. Les chômeurs « normaux » ne constituent qu'un quart de l'augmentation, les chômeurs temporaires participent pour moitié. Le nombre de personnes en crédit temps et les prépensionnés ont également augmenté.
Le baromètre de l’emploi de Manpower redevient positif
L’activité sur le marché de l’emploi en Belgique devrait commencer à s’améliorer progressivement au cours du prochain trimestre. C’est ce qui ressort des résultats du dernier Baromètre Manpower des perspectives d’emploi.
Les intentions de recrutement des employeurs pour le prochain trimestre sont à nouveau légèrement positives dans les 3 régions du pays et dans 6 secteurs d’activité sur les 10 sondés par le spécialiste des ressources humaines.
Pour la deuxième fois depuis l’introduction de l’enquête en Belgique en 2003, les employeurs wallons se montrent plus optimistes (+4%) que leurs homologues flamands et bruxellois (+2% dans les deux régions). Les prévisions d’embauche se sont améliorées dans les 3 régions par rapport au trimestre précédent. En comparaison annuelle, la Prévision Nette d’Emploi progresse de 6 points en Wallonie et de 3 points en Flandre. A l’inverse, les prévisions d’embauche reculent de 2 points à Bruxelles.
Au niveau international, on retrouve cette même tendance à l’amélioration. Sur les 750 employeurs interrogés fin janvier par Manpower, 88% déclarent vouloir maintenir leurs effectifs au même niveau d’ici la fin du mois de juin, 7% d’entre eux anticipent des créations d’emploi et 4% prévoient des réductions de personnel.
Après correction des variations saisonnières, la Prévision Nette d’Emploi – c'est-à-dire la différence entre le pourcentage d’employeurs prévoyant des embauches et le pourcentage d’employeurs anticipant des licenciements – s’élève à +3%. C’est une hausse de 6 points par rapport au trimestre précédent et 3 points par rapport au 2e trimestre 2009.

Les travailleurs aimeraient une meilleure sécurité d'emploi
Les travailleurs belges sont, en ces temps de crise, surtout préoccupés par la sécurité d'emploi, ressort-il du troisième baromètre de satisfaction du bureau d'intérim Tempo Team. Alors que le salaire et l'équilibre entre le travail et la vie privée perdent en importance.
L'enquête a été réalisée au mois de janvier 2010 auprès d'un échantillon représentatif de 626 travailleurs fixes et temporaires et de 154 responsables des ressources humaines.
L'insatisfaction latente des travailleurs a augmenté. Un travailleur sur deux souffre d'une trop grande charge de travail. Il existe également une grande insatisfaction en ce qui concerne les perspectives de promotion (71%), le salaire (52%) et les possibilités de formation (50%).
Les employeurs considèrent, pour leur part, offrir des conditions attrayantes dans ces trois domaines. « Il est clair que bon nombre d'employeurs se surestiment », note Tempo Team.
D’ailleurs près de 21% des travailleurs déclarent envisager de changer d'entreprise, mais n'osent pas à l'heure actuelle, craignant principalement que le nouvel employeur n'apportera aucune amélioration.
« Si les employeurs n'investissent pas activement dans une politique de rétention convaincante, il existe un risque réel de voir la rotation augmenter substantiellement une fois que la crise économique sera passée », conclut le bureau d'intérim.
Schoenen Torfs et SAS Institute « meilleurs employeurs » en Belgique
Lors d’une soirée organisée à la Vlerick Leuven Gent Management School, la société Schoenen Torfs a été élue meilleur employeur en Belgique dans la catégorie des entreprises de plus de 500 personnes. Plus tôt dans la soirée, SAS Institute avait reçu ce prix dans la catégorie des moins de 500 travailleurs.
Le 'Meilleur Employeur’ est une vaste enquête réalisée au sein de l'Union européenne auprès d'employeurs qui place leur gestion du personnel au cœur de leur politique d'entreprise.
« La stratégie HR de Torfs est issue d'une tradition familiale qui a été traduite en une vision moderne sur la vie et le travail. L'authenticité, la complémentarité et l'esprit d'équipe sont les clés », a-t-on expliqué.
A la seconde place, on retrouve Randstad, suivi par FedEx Express. Dans la catégorie des moins de 500 travailleurs, SAS Institute a remporté la première place et est suivi par Microsoft et Mars Belgium.
90% des jobs exigeront à l’avenir des connaissances de base en informatique
Une connaissance de base en informatique est indispensable sur le marché de l'emploi. Actuellement, au moins 85% des emplois en Belgique exigent une connaissance de base en informatique et d'ici cinq ans, ce chiffre atteindra 90%, a indiqué vendredi une enquête de IDC, commandée par Microsoft.
Il existe bien sûr des différences entre les secteurs. Les personnes qui travailleront d'ici cinq ans dans le secteur financier ou celui des transports devront pouvoir montrer dans 95% des cas qu'elles possèdent des connaissances en informatique. Dans le secteur de l'industrie manufacturière par exemple, des connaissances de base en informatique sont moins importantes.
La taille de l'organisation a quant à elle peu ou pas du tout d'impact sur les connaissances en informatique. Les chiffres démontrent que s'intéresser aux compétences informatiques est un plus, explique Microsoft. D'après l'étude, la crise économique a renforcé la nécessité de combler le fossé entre les compétences disponibles sur le marché de l'emploi et les besoins des entreprises.
Le point positif est que 87% des 15-24 ans ont déjà accès à internet. Cette génération a donc les connaissances nécessaires exigées sur le marché du travail, même s'il est très important que les écoles continuent de porter leur attention sur l'apprentissage de l'informatique, explique l'étude. « Le problème ce sont les personnes qui ne vont pas à l'école et ne travaillent pas. C'est un défi pour la société », explique Bruno Schröder, expert-technologie auprès de Microsoft Belgique.
Le taux de chômage à 9,5% dans l'Union européenne
Le taux de chômage corrigé des variations saisonnières dans la zone euro (16 pays) s'est établi à 9,9% au mois de janvier, inchangé par rapport à décembre 2009, selon les derniers chiffres publiés par Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne. Il était de 8,5% en janvier 2009. Dans l'ensemble de l'Union européenne, le taux de chômage s'est élevé à 9,5%, inchangé par rapport à décembre 2009. Il était de 8% en janvier 2009.
22,979 millions d'hommes et de femmes étaient au chômage en janvier dans les 27 pays de l'Union européenne, selon les estimations d'Eurostat, dont 15,683 millions dans la zone euro. Par rapport à décembre 2009, le nombre de chômeurs s'est accru de 136.000 unités dans l'Union européenne.
Parmi les Etats membres, les taux de chômage les plus bas ont été enregistrés aux Pays-Bas (4,2%) et en Autriche (5,3%), et les plus élevés en Lettonie (22,9%) et en Espagne (18,8%). Sur un an, tous les Etats membres ont connu une augmentation du taux de chômage. Les plus faibles hausses ont été observées en Allemagne (de 7,2 à 7,5%), au Luxembourg (de 5,4 à 5,9%) et en Belgique (de 7,5 à 8%).
Les plus fortes hausses ont été enregistrées en Lettonie, en Lituanie et en Estonie.

Mais un taux de chômage féminin pour la première fois inférieur à celui des hommes
Depuis mai 2009, le taux de chômage des femmes dans l'Union européenne des 27 a été, pour la première fois, inférieur à celui des hommes, a rapporté Eurostat, à l'occasion de la Journée internationale de la femme qui a eu lieu le 8 mars.
En janvier 2010, le taux de chômage de l'UE27 était ainsi de 9,3% pour les femmes et 9,7% pour les hommes. Selon Eurostat, cette différence s'explique par les effets de la crise économique sur le marché du travail « où des secteurs tels que la construction et l'industrie manufacturière ont été particulièrement touchés, entraînant des pertes d'emplois plus importantes chez les hommes ». Dans 15 Etats membres, le taux de chômage des hommes était plus élevé que celui des femmes en janvier dernier. Les écarts les plus marqués en faveur des femmes se situaient en Estonie, Lituanie, Lettonie et Irlande. Les écarts les plus importants en faveur des hommes étaient par contre observés en Grèce et en Italie.
En Belgique, le taux de chômage était de 8 % tant pour les hommes que pour les femmes en janvier 2010, d'après l'office statistique européen. Le taux d'emploi était lui de 58,7% pour les femmes et 71% pour les hommes au troisième trimestre 2009 dans l'UE27, contre respectivement 59,4% et 73,3% un an plus tôt. Le taux d'emploi des femmes était inférieur à celui des hommes dans tous les Etats membres, sauf en Lituanie.
Syndicats et patronat accouchent d'une méthode permettant de renouer le dialogue
Le groupe des dix, réunissant les partenaires sociaux, entend reprendre la concertation en vue de dénouer le différend qui oppose patrons et syndicats à propos de l'harmonisation des statuts employé et ouvrier. Les partenaires sociaux ont fait savoir lundi au gouvernement qu'ils entendent se réserver la possibilité de s'adjoindre la présence de deux experts pour les épauler dans la négociation.
La reprise des travaux sur l'harmonisation des statuts employé et ouvrier devrait signifier le dégel de la concertation sociale mise au frigo depuis novembre dernier. D'importants défis s'annoncent dans les mois à venir sur le plan socio-économique alors que continuent à se faire sentir les effets de la crise : le financement de la sécurité sociale dont les pensions, la poursuite de l'exécution du dernier accord interprofessionnel (AIP) et la préparation du prochain AIP qui doit être négocié pour la fin de l'année. Le premier ministre Yves Leterme a assuré lundi les partenaires sociaux du soutien du gouvernement dans leurs démarches. Dans les camps patronal et syndical, on s'est réjoui de « l'atmosphère positive » qui régnait lundi à l'aube de la reprise de la concertation. Les partenaires sociaux se reverront à la fin du mois d'avril pour discuter notamment de la stratégie 2020 de l'UE, l'agenda social européen.

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Document "tout en un" : résiliation du contrat de travail et convention relative au délai / à l'indemnité de préavis
Une secrétaire de direction fut licenciée. L'employeur et la travailleuse signèrent un document qui stipulait que : « ... le contrat de travail pour employés conclu le ... entre l'employeur et le travailleur prend fin à la demande de l'employeur. Le contrat de travail est résilié avec effet immédiat moyennant paiement d'une indemnité de rupture correspondant à un délai de préavis de 9 mois. Les soussignés déclarent accepter le contenu de la présente convention, et en particulier la durée du délai de préavis comme base pour le calcul de l'indemnité de rupture ».
Par la suite, la travailleuse revint sur ce point par le biais de son syndicat. Elle estimait que, compte tenu de son ancienneté, de son âge et de son salaire, le délai de préavis devait être fixé par convention (séparée). La travailleuse réclama une indemnité de rupture complémentaire, en application de la formule Claeys, correspondant à un délai de préavis de 16 mois.
Cette demande fut rejetée par le Tribunal du travail de Liège.
La Cour du travail de Liège confirma cette décision. La Cour du travail renvoya à l'article 82,§3 de la Loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail, qui prévoit que les délais de préavis à observer par les employés supérieurs sont fixés soit par convention conclue au plus tôt au moment où le congé est donné, soit par le juge.
La Cour de Cassation a confirmé à plusieurs reprises qu'un travailleur peut valablement conclure une convention et peut même renoncer à son droit de prester le délai de préavis légal. La Cour de Cassation a également confirmé que la convention peut être valablement conclue le même jour que celui de la notification du congé. Un élément majeur dans ce cas était que le congé a d'abord été notifié et que la convention a été conclue ensuite. Si la convention ne peut être conclue au préalable, elle peut en revanche être conclue en même temps.
Dans le cas présent, la Cour estima en outre que, même si les informations concernant la décision de rompre le contrat de travail et la durée du délai de préavis sont reprises dans un même document simultané, l'accord reste valable étant donné que le travailleur n'avait pas renoncé au préalable à un droit ayant un caractère impérieux à l'égard aussi bien de l'employeur que du travailleur.
L'accord relatif au délai de préavis de 9 mois était donc valable et aucune indemnité de préavis complémentaire ne fut accordée.
Commentaire : La jurisprudence susmentionnée confirme encore une fois qu'il est possible de résilier le contrat de travail et de conclure une convention au sujet des répercussions financières, le même jour voire dans le même document.
Nous conseillons toutefois à l'employeur prudent, s'il souhaite rompre le contrat et régler les questions financières en une seule opération, de stipuler (très) clairement dans la convention que 2 opérations ont été effectuées et que les parties ont discuté des conséquences suite à la notification du licenciement, en vue de conclure ensuite une convention à ce sujet. De plus, afin d'exclure toute discussion à propos du 'consentement éclairé' du travailleur, et donc de pallier à un manquement éventuel dans son consentement, il est conseillé de mentionner également que le travailleur a pu se rendre suffisamment compte des conséquences de la convention et, éventuellement, qu'il a eu l'occasion de discuter du contenu de celle-ci avec un conseiller de son choix.
Cour du travail de Liège, 14 novembre 2008, R.G. n° 35.360/08
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