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Le Prix Persona 2010
L’ADP - Bruxelles Brabant, Association des Professionnels des Ressources Humaines, a décerné le 10 février dernier, pour la 15e année consécutive, son Prix Persona.
Le Prix 2010 a été remis à Alexis Raspé, diplômé de la Hogeschool-Universiteit Brussel (HUB) pour son mémoire intitulé « Employee motivation in green companies. Study among small & medium enterprises having acquired an Eco-Dynamic Label ».
Plus de 200 personnalités des ressources humaines étaient venus applaudir les 9 candidats présentant les différents thèmes traités, tous avec brio, et féliciter le lauréat.
L’ADP a profité de cette large audience pour présenter sa volonté (encore) plus forte de créer un réseau de passionnés en ressources humaines (qu’ils travaillent en entreprise ou soient consultants).
Cette nouvelle direction se traduit, dès aujourd’hui, par un concept de communication évocateur (‘The HR Network’), un message fédérateur (‘HR with Passion’), un nouveau logo, une nouvelle charte graphique, un nouveau site internet (opérationnel vers la mi-mars) et se poursuivra, dans les mois et années à venir, par un échange de connaissances et d’expertises toujours plus poussé.
La réponse d’Alexander De Croo à Onkelinx
Le président de l'Open Vld, Alexander De Croo, rejoint la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Laurette Onkelinx, sur la nécessité de baisser les charges sur le travail mais ne consent cependant pas à l'idée de compenser cette baisse par une taxation du capital.
« Je suis d'accord avec Laurette Onkelinx quand elle dit qu'il faut baisser les charges sur le travail. On dit ça depuis 20 ans », indique Alexander De Croo dans la presse. Mais compenser par une taxe sur le capital, « c'est un problème pour nous », précise-t-il. Selon le président des libéraux flamands, « cela tuerait des investissements étrangers et cela toucherait très fort la classe moyenne ».
Pour Alexander De Croo, il faudrait financer les réductions de charges en taxant « les activités moins écologiques » mais aussi en faisant des économies sur les les dépenses, notamment en soins de santé. Selon le président de l'Open Vld, la norme de croissance de 4,5% « ne traduit pas une logique d'efficacité ».
Stress au travail : 4.000 euros par travailleur
L’augmentation de la charge de travail et la précarité de l’emploi engendrent en périodes de crise davantage de stress chez les travailleurs. L’économie flamande estime son coût à 13 milliards d’euros par an, soit environ 4.000 euros par travailleurs.
Pour une entreprise de 500 salariés par exemple, la perte de productivité due au stress se chiffrerait à 2 millions d’euros par an.
La plupart des études ne tiennent que compte de l’absentéisme, reproche Claudia Put. Dans son étude, elle se penche également sur le problème du présentéisme (le travailleur est bien présent à son poste mais ses performances ne sont cependant pas optimales, le plus souvent à cause de problèmes de santé – allergie, manque de sommeil, stress, dépression - et/ou d’une perte de motivation).
Le présentéisme semble en définitive bien plus néfaste que l’absentéisme. 61% des coûts santé totaux d’une entreprise seraient dus au présentéisme. Suivent ensuite les coûts médicaux (28%) et l’absentéisme (10%).
Par ailleurs, le manque de sommeil et les habitudes alimentaires sont d’autres domaines qui exercent une influence significative et inattendue pour de nombreuses entreprises sur la mesure de la productivité.
Selon les auteurs de l’étude, relayée par De Standaard, une entreprise de 500 salariés perdrait environ 926.820 euros par an à cause des habitudes alimentaires non équilibrées et 881.876 euros à cause du manque de sommeil.

L'intérim polonais casse les prix pour la construction belge
Les agences d'intérim polonaises proposent au secteur de la construction belge des professionnels à des tarifs de moitié à deux-tiers moins chers que les agences belges, à rapporté samedi De Morgen.
Des agences proposent des tarifs tout compris à partir de 16 euros par heure. « Salaire, supplément, voyage et frais de séjour sont compris dans le prix », explique par exemple un prospectus de la firme polonaise NRW de Szczecin.
Selon la ministre fédérale de l'Emploi Joëlle Milquet, des entreprises qui proposent de tels tarifs aussi bas ne sont pas en règle avec la législation belge.
Le syndicat FGTB est du même avis. « Ces entreprises ne peuvent tout simplement pas être en ordre avec les prescriptions de sécurité, de durée du travail, des temps de repos et des salaires minimum », explique la FGTB.
67.000 emplois perdus entre la fin 2008 et la fin 2009
Les pertes nettes d'emplois au cours de l'année 2009 ont atteint 67.000 unités en Belgique, selon le rapport annuel de la BNB, publié mercredi. En moyenne, on enregistre une perte de -24.000 emplois en un an. Ce sont principalement des secteurs comme l'agriculture, l'industrie, la construction et les services qui ont souffert en 2009 avec une perte de 52.000 emplois.
« Par rapport à 2008, l'emploi intérieur a diminué de 0,5% pour atteindre 4,437 millions de personnes », souligne la BNB. « L'activité économique s'est certes redressée au second semestre, mais compte tenu du décalage habituel entre l'évolution de la croissance et celle de l'emploi, la situation sur le marché du travail a continué à se détériorer », explique la BNB.
Pour 2010, les chiffres de l'emploi devraient continuer à baisser. « La reprise économique ne se fera pas avec la reprise de l'emploi. Le chiffre est appelé à encore diminuer », a expliqué Guy Quaden, gouverneur de la BNB.
Le taux de chômage a atteint 7,9% de la population active en 2009 soit 0,9% de plus qu'un an plus tôt (7%). « C'est une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle, c'est que le chômage a moins augmenté en Belgique par rapport au chiffre de la zone euro qui a d'ailleurs moins augmenté qu'aux USA », a souligné M. Quaden.
Quant à l'augmentation de la population active, elle n'a été que de 26.000 unités en 2009 contre 57.000 de plus en 2008.
Nombreux points communs entre les travailleurs des secteurs privé et public
Les travailleurs des secteurs privé et public ont, malgré ce que laissent penser les stéréotypes, des perceptions très similaires de leur travail et de leur organisation, ressort-il d'une enquête de Securex.
Le prestataire de services RH a réalisé son étude au mois de mai 2008 sur base d'un échantillon représentatif de 1.822 répondants belges, tous travailleurs salariés. L'objectif était de vérifier certains stéréotypes, notamment ceux qui laissent entendre que le travail est moins pénible dans le secteur public et que les travailleurs du secteur privé travaillent davantage pour l'argent. L'étude de Securex dément ces stéréotypes. Les travailleurs des deux secteurs obtiennent pratiquement les mêmes résultats aux niveaux de la capacité de travail, de l'implication, de la satisfaction et de l'innovation. Les perceptions en matière de contenu de la fonction, de charge de travail, du salaire et des avantages sont également fortement similaires.
Malgré les nombreux points communs entre secteurs privé et public, il ressort de l'étude Securex que certains stéréotypes se rapprochent de la réalité. Ainsi, les résultats concernant la consommation d'alcool indiquent qu'un nombre significativement inférieur de travailleurs du secteur privé boit trop d'alcool en comparaison avec le personnel du secteur public.
Les fonctionnaires (principalement statutaires) sont également moins orientés clients que les travailleurs du secteur privé.
Enfin, il semble que les comportements non-désirés tels que le harcèlement moral, la discrimination et l'agression représentent plus souvent un problème dans le secteur public.

Le parcours domicile-travail dure 37 minutes en moyenne
Selon une enquête menée auprès de 11.000 personnes dans 13 pays, les travailleurs belges passent en moyenne 1h15 chaque jour pour aller et revenir du boulot. Le moins bon résultat parmi les six pays européens retenus. 15 % des Belges interrogés ont déjà songé à changer d’emploi en raison des temps de parcours.
Le travailleur belge met en moyenne 37 minutes pour se rendre de son domicile à son lieu de travail. Qu’ils prennent la voiture ou les transports en commun, les travailleurs belges sont ainsi les Européens qui mettent le plus de temps dans les déplacements domicile-boulot. La moyenne européenne est en effet de 30 minutes. C’est ce qui ressort d’une vaste enquête réalisée par Regus BusinessTracker et relayée par Bel RTL.
Au niveau mondial, sur ces 13 pays étudiés, il n’y a que les Chinois et les Indiens qui font pire.
Relever la pension légale ?
Le syndicat socialiste FGTB propose d'augmenter les pensions d'un quart en relevant progressivement le pourcentage de calcul de 60 à 75% du salaire promérité pour les travailleurs du secteur privé.
« Cette mesure coûterait 2,4 milliards d'euros. Pour ce faire, la FGTB est disposée à relever les cotisations personnelles des travailleurs à condition que les employeurs et l'Etat fassent le même effort. Pour l'Etat, cette dépense supplémentaire pourrait être compensée par la suppression des avantages fiscaux liés à l'épargne pension individuelle (3ème pilier) », souligne la FGTB.
Le syndicat a rappelé que les pensions étaient trop basses en Belgique et que le premier pilier (pension légale) « est le seul régime qui garantit une pension correcte à tous les travailleurs, y compris à ceux qui sont victimes d'un licenciement ou qui souffrent d'une maladie de longue durée ». La FGTB estime par ailleurs que le second pilier (pension complémentaire) « est loin d'être accessible à tous et que les avantages fiscaux accordés dans le cadre du troisième pilier sont également discriminants ». Selon elle, la conférence sur les pensions doit « aboutir des améliorations, non pas à une régression sociale, comme certains l'avancent en proposant un 'Pacte des générations' bis ».

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Quelle est la sanction appropriée pour un harcèlement au travail ?
Une employée a déposé une plainte auprès du conseiller en prévention contre le directeur d’une agence bancaire pour harcèlement.
Suite à cette plainte, le conseiller en prévention démarra une enquête interne conformément à la procédure telle qu’elle est décrite dans l’AR du 18 juin 2002 relatif à la protection contre la violence et le harcèlement moral ou sexuel au travail.
Il s’entretint avec les parties concernées et avec 11 collègues. Au cours de l’enquête, le conseiller en prévention reçut une lettre, signée par 6 collaborateurs de l’agence, parmi lesquels l’employée, dans laquelle une série de plaintes étaient formulées au sujet du directeur de l’agence et les allégations de l’employée étaient confirmées. Le conseiller en prévention déclara les plaintes fondées et le directeur fut licencié pour motif grave.
Pour résumer, les motifs revenaient à dire qu’il affichait en permanence un comportement inacceptable, tantôt ouvertement tantôt plus subtilement, blessant et injurieux à l’égard de ses collaborateurs, créant de ce fait une atmosphère tendue et négative dans l’agence dont il assurait la direction.
Le directeur de l’agence aurait, à maintes reprises, formulé des remarques à propos de l’apparence physique de l’employée, en particulier concernant son poids, un sujet particulièrement sensible.
La Cour du travail estima néanmoins que le directeur d’agence avait été injustement licencié pour motif grave. La Cour du travail reconnut dans un premier temps que ces remarques avaient sérieusement porté atteinte à la personnalité, à la dignité, à l’intégrité physique et psychique de l’employée. Toutefois, la Cour du travail souligna que le harcèlement ne devait pas nécessairement être sanctionné par un licenciement pour motif grave.
La Cour du travail estima qu’il eut peut-être été indiqué de ne plus occuper le directeur d’agence comme directeur dans cette agence bien précise plutôt que de procéder à un licenciement pour motif grave. La Cour du travail partagea le point de vue du tribunal du travail selon lequel la sanction portant sur un « changement de situation », prévue dans le règlement de travail, aurait été in casu une sanction plus adaptée du fait que celle-ci permettait d’une part de protéger les travailleurs contre le harcèlement, tandis qu’il existait d’autre part au sein de la banque bon nombre de fonctions dans lesquelles les autres aptitudes professionnelles du directeur d’agence pouvaient être développées.
Le fait que le licenciement pour motif grave avait été jugé trop extrême s’expliquait notamment par le fait que le directeur d’agence avait reçu des commentaires positifs de ses anciens collègues d’autres agences bancaires et par le fait que l’employée plaisantait elle-même au sujet de son embonpoint et évoquait constamment sa vie privée.
Commentaire : La batterie de sanctions, si le harcèlement est établi, englobe davantage que le seul licenciement pour motif grave. Le législateur a cherché à travailler en profondeur, via la procédure interne, et à élaborer les mesures les plus appropriées pour une solution durable, après avoir entendu toutes les parties et recueilli un complément d’informations. Cette situation ne doit donc pas toujours finir par un licenciement pour motif grave.
Cour du travail de Bruxelles, 16 décembre 2008, R.G. 49752
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